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La mémoire de l'art visuel au Québec

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Bush, John Hamilton

Bush, John Hamilton : Bas Continuo No. 1
Titre

Bas Continuo No. 1

Informations
Technique
Acrylique
Support

toile

Dimensions

125 × 138,4 cm (49 ¼ × 54 ¼ po.)

Date de création
1976
Localisation

Collection privée

Mentions:
ByDealers
Historique

Vendu à l'enchère par ByDealers le 26 mai 2026 : 130 000 $

Possession antérieure
  • Succession de Richard Kastner, Montréal 
  • Canadian and International Art, May 30, 2024 (lot 43)
  • Cowley Abbott, Spring Live Auction Session I: Important 
  • Mayberry Fine Art, Winnipeg
  • Christopher Varley, Toronto
  • David Mirvish Gallery, Toronto
Info sur la signature

Signée, datée et titrée avec inscription au dos

Citations

Réalisé en mai 1976, quelques mois avant l’inauguration d’une rétrospective majeure de son œuvre au Musée des beaux-arts de l’Ontario, Bas Continuo No. 1 est un des derniers tableaux de Jack Bush. À l’origine, il était plus grand, mais l’artiste l’a divisé en deux œuvres distinctes; l’autre s’intitule Bas Continuo No. 2 (no 3.47.1976.49 du catalogue raisonné). Une esquisse tirée du troisième carnet de l’artiste met en évidence l’endroit précis où il a effectué la coupe. Elle révèle également l’orientation initiale des figures rectilignes sur le fond violet. Dans Bas Continuo No. 1, on aperçoit des traces de craie sur le pourtour des bandes rouge et verte. En effet, dans ses œuvres tardives, Bush avait souvent recours à la craie pour tracer des lignes de repère avant de peindre des traits, des bandes ou d’autres formes opaques.

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Les années 1970 sont une période extrêmement prolifique pour Bush. Même si, à proprement parler, il n’a jamais adhéré tout à fait aux préceptes esthétiques et conceptuels de l’abstraction postpicturale, au cours des 10 dernières années de sa vie, l’artiste se donne la liberté d’expérimenter les idées en dehors de la sphère greenbergienne. Du milieu de 1969 jusqu’à 1970, il adopte plusieurs nouvelles pratiques esthétiques qui débouchent sur une importante transformation. Au lieu de travailler sur des toiles sans apprêt, il commence à préparer les fonds de ses peintures. Il met au point un effet de moucheture à la texture rugueuse semblable au granit en mélangeant partiellement les pigments de manière à ce qu’une partie ne soit pas absorbée. Au début, il obtient ces fonds mouchetés en appliquant la peinture sur toute la surface de la toile à l’aide d’un rouleau; plus tard, il emploiera une éponge. Avec les fonds mouchetés des années 1970, l’artiste s’éloigne de la planéité qui caractérisait ses peintures antérieures et rétablit subrepticement la relation figure-fond, abandonnée de nombreuses années auparavant. Au cours de cette période, il insuffle une liberté sans précédent à ses compositions et délaisse par la même occasion les agencements denses de blocs de couleur typiques des séries Sash, Stack et Fringe.

Comme le souligne Marc Mayer, « les œuvres des sept dernières années de Bush, presque toutes réalisées sur des fonds mouchetés, partagent une étrange rusticité, une qualité ludique et une autodérision. […] Ces fonds apprêtés offriront nombre des plus beaux et des plus ambitieux tableaux de l’artiste, des compositions saisissantes et énergiques qui captivent le regard et amusent l’esprit ». Parmi les œuvres importantes de Bush de cette période, mentionnons Symphony on Brown (août 1976), October Gold (novembre 1976), ainsi que Chopsticks (janvier 1977), son chant du cygne

 (Source : ByDealers)

Bibliographie
  • MAYER, Marc, et Sarah STANNERS (dir./ed.). Jack Bush, trad. Christine Gendreau, Ottawa, National Gallery of Canada / Musée des beaux-arts du Canada, 2014.
  • STANNERS, Sarah. Jack Bush Paintings: A Catalogue Raisonné, Toronto, David Mirvish Books and Coach House Press, 2024. Œuvre et esquisse reproduites aux pages 428 et 429 (fig. 1 et 2 respectivement).
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