At Perry Point
Gouache sur carton,
Étiquette de la galerie au verso.
Dimensions : 29,2 cm (H) x 44,5 cm (L)
Aquarelle
Dessin
Estampe
Peinture
Peintre, aquarelliste, dessinateur et graveur, Jack Weldon Humphrey a insufflé une approche moderniste à son œuvre figurative et abstraite, inspirée par sa ville natale, Saint John. Attentif à la forme, à la composition et à la couleur, il a créé des paysages urbains et des scènes portuaires qui rendent compte du désordre naturel des bâtiments, des rues et des bateaux. Ses portraits d'enfants issus de la classe ouvrière sont des études de caractère empreintes de mélancolie, qui traduisent à la fois les difficultés de la Grande Dépression et la résilience et l'espoir de la jeunesse.
Jack Weldon Humphrey est né à Saint John en 1901. Il a étudié à l'École du Musée des Beaux-Arts de Boston, auprès de Phillip Hale, et la peinture à la National Academy of Design, à l'Art Students League de New York et à la Cape Cod School de Charles Hawthorn. En 1927, il a été élève de la Fondation Tiffany à Oyster Bay, sur Long Island. En 1929, il a étudié à Paris avec André Lhote, puis à l'Académie de la Grande Chaumière et à Munich à l'École Hans Hofmann jusqu'en 1930. Il a également voyagé en Italie, aux Pays-Bas, en Belgique et en Angleterre.
À l'été 1930. il revient à Saint John. La Grande Dépression est en cours depuis plusieurs mois. Il commence alors à peindre la ville et ses habitants tout en créant des natures mortes et en réalisant des croquis de paysage dans la région. En 1933, il voyage au Canada et passe beaucoup de temps à Vancouver, Toronto et Montréal. En mars 1933 il expose avec le Canadian Group of Painters à la Art Gallery of Toronto (maintenaant l'Art Gallery of Ontario) et se lie d'amitié avec John Lyman, Jori Smith et Jean Palardy. Au milieu des années 1930, Humphrey commence à être connyau dehors du Nouveau-Brunswick. En 1938, il voyage au Mexique, voyage au cours duquel il peint plus de 100 aquarelles et dessins, qu'il exposera l'année suivante à la Picture Loan Society de Toronto. Pendant la 2e guerre mondiale, il est engagé comme artiste de guerre, nom officiel pour peindre des portraits de soldats. En 1952 il obtient une bourse de voyage et retourne en France. Il passera un an à Paris et deux mois en Bretagne.
Il a passé la majeure partie de sa vie à Saint John, et se consacra entièrement à la peinture. En 1966, la Beaverbrook Art Gallery a organisé une exposition rétrospective de l'œuvre de l'artiste, qui a ensuite été diffusée à travers le pays par le Musée des beaux-arts du Canada. L'Université du Nouveau-Brunswick lui a décerné un doctorat honorifique en 1951.
Extrait de sa nécrologie de 1967 :Homme timide et réservé, il commença à susciter l’admiration des critiques dès les années 1930… La critique internationale loua ses « natures mortes empreintes de nostalgie », sa fusion du figuratif et de l’abstrait dans ses « paysages sous un ciel noir », ainsi que sa maîtrise de l’aquarelle et du portrait. Le célèbre critique Robert Ayre résuma ainsi son propos : « Il ne joue pas avec les lois de la physique, mais se laisse absorber par la perception visuelle et le plaisir qu’elle procure… Il est déterminé dans ses recherches et fait preuve d’une singularité et d’une exigence inflexibles. »
Texte original gallery78
Traduction : Yvon Gagner
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