Aller au contenu principal
La mémoire de l'art visuel au Québec

Recherche sur le site

6 juin au 15 décembre 1942
Memorial Exhibition of Clarence A. Gagnon, R. C. A. 1861 — 1942

Exposition Rétrospective de Clarence A. Gagnon, R. C. A. 1861 — 1942

Historique

Cette importante exposition rétrospective fut tenue à
– Musée du Québec du 6 juin au 16 juillet
Art Association of Montreal du 7 août au 30 septembre
Art Gallery of Toronto (maintenant Art Gallery of Ontario) du 16 octobre au 1er novembre
Musée des beaux-arts du Canada du 20 novembre au 15 décembre

Lire la suite

Texte de présentation dans le catalogue de l'exposition tenue au Musée de la Province de Québec

L'honorable Hector Perrier, Secrétaire de la Province de Québec, s'honore de présenter. aujourd'hui, par |'entremise du Musée de la Province, une exposition rétrospective des ceuvres de Clarence A. Gagnon, R.C.A, en hommage à la mémoire de ce grand artiste qu'un de ses collègues, Robert Pilot, RC.A., dans un élan sincère, a surnommé le “poète des neiges.”
Poète des neiges, en effet, mais aussi et surtout admirable interprète de la terre du Québec qu'il aima tant, de la forêt silencieuse, des grands caps des Laurentides, des lacs limpides où il occupa une bonne part de ses loisirs à pêcher, à rêver, à absorber par toutes les fibres de son être l'atmosphère, la couleur, la ligne, les formes, qu’il enmagasinait pour les composer plus tard, après une longue et patiente gestation, en les recréant et les interprétant à sa manière d'artiste sincère, modeste, lumineux et serein.
Grâce au concours intelligent et combien dévoué de celle qui fut la compagne de sa vie, madame Clarence A. Gagnon, de l’honorable Athanase David, sénateur, et aussi des heureux possesseurs des œuvres de Gagnon qui ont bien voulu nous prêter leurs tableaux et à qui nous offrons ici nos remerciements très sincères, nous avons pu réunir et présenter au public une collection bien compréhensive de l’œuvre du grand artiste. Quarante-cinq peintures à l’huile, des années 1900 à 1940; les cinquante-quatre illustrations de Maria Chapdelaine, que l'honorable Wilfrid Bovey a déjà magnifiquement présentées ; vingt-quatre croquis inédits ; une gravure sur bois ; huit monotypes ; et vingt-sept eaux-fortes dont on retrouve des tirages dans les grands musées d'Europe. Voilà une œuvre considérable de patience, de labeur, et de beauté qui traduit bien
l’âme et la pensée de l'artiste.
Peu de temps après la-mort d’Horatio Walker, le soussigné eut I'avantage de “travailler” durant plusieurs semaines en compagnie de “Clarence”, à la mise au point de ce qui restait de l’œuvre du grand peintre de l’île d'Orléans. Souvent, au cours de ces inoubliables journées de l'automne 1938, nous parlions des recherches inouïes de Walker que l'on retrouve surtout dans les innombrables petites études ébauchées de 1870 à 1938, et Clarence caressait alors l’espoir de voir prochainement, au Musée de Québec une rétrospective de l’œuvre de Walker. Les circonstances nous ont forcé de remettre à plus tard l'exécution de ce beau projet. Mais, hélas! par un retour douloureux des choses, c'est l’Exposition de Clarence qui passe avant celle de son vieil ami, alors que nous croyions que Gagnon, beaucoup plus jeune, survivrait encore de longues
années, et que nous pourrions lui monter une rétrospective de son vivant. Car nous préférons, et de becucoup, grouper les œuvres d'un artiste vivant et, avec Rostand, "faire son œuvre en la voyant pour qu'il la voit”.
L‘illustrateur admirable du Grand Silence Blanc et de Maria Chapdelaine naquit en 1881, à Montréal, où il mourut en 1942. !l y fit ses études, à l'école de l'Art Association, avec William Brymner, KCM. R.C.A, avant de se rendre à Paris où il travailla à l’Académie Julian, avec Jean-Paul Laurens. Il fut élu membre de la Royal Canadian Academy en 1922. Médaillé de l'Exposition de Saint-Louis en 1904, il reçut une mention honorable pour la gravure, au Salon de Paris, en 1906. On trouve de ses eaux-fortes dans les galeries de Dresde, Florence, Venise, Mulhouse et La Haye, ainsi qu'au South Kensington Museum de Londres, et au Petit Palais, à Paris.
Durant les deux dernières années de sa vie, Clarence À Gagnon consacra tout son temps à la mise au point de l’admirable maquette qu’il montait pour les Fêtes du Troisième Centenaire de Montréal. Il y avait réuni, dans un village modèle, tous les styles de notre architecture normande et canadienne, avec un souci de la perfection qui tient du prodige. Dans cette œuvre façonnée avec amour, Clarence avait mis tout son talent de graveur et de peintre; il y mit aussi son cœur, sa santé et sa vie.
I[ mourut à la tâche! Mais son œuvre, toute son œuvre demeure; elle lui survit et son rêve “enfin fixé dans la matière” reste, avec sa mémoire inoubliable, comme un des plus purs joyaux de notre patrimoine artistique.
Paul RAINVILLE,
Conservateur,
Musée de la Province de Québec.
CLARENCE A. GAGNON, R.CA.
The Honourable, the Secretary of the Province, Mr. Hector Perrier, has the great honour to present to-day, at the Museum of the Province of Quebec, a retrospective exhibition of the work of the late Clarence A. Gagnon, as a tribute to the memory of this great artist, whom a colleague of his, Robert Pilot, R.C.A, in a moment of sincere admiration, has called the poet of the snows.

Poet of the snows, indeed, but also, and above all, admirable interpreter of that land of Quebec he loved so much; its silent forests, the great Laurentian capes, the limpid lakes where he spent so much of his time fishing, yes, but also dreaming, absorbing through every fibre of his being the atmosphere, the color, the design, the forms which he stored
away to recreate them later, after a long and patient gestation, in his own artist's manner, sincere, modest, luminous and serene.
Through the devoted and intelligent collaboration of Mrs. Clarence A. Gagnon, who was his life's companion, of the Honourable Athanase David, Senator, and of all the lucky Gagnon owners who willingly consented to lend us their paintings, and to whom we offer our heart-felt thanks, we have succeeded in gathering a comprehensive collection of Clarence A. Gagnon’s work. Forty-five oil paintings, of the years 1900-1940; the fifty-four illustrations for “Maria Chapdelaine”, which the Honourable Wilfrid Bovey, ML.C., has already splendidly presented ; one woodcut; eight monotypes; twenty- four spot sketches, never shown before ; twenty-seven etchings, some of which may be” found in the great European museums. This constitutes a very fine collection which translates so well the spirit and the very soul of the artist through its enormous
sum of labor, patience and beauty.
Shortly. after the demise of Horatio Walker, it was the undersigned’s good fortune to work for several weeks with “Clarence”, as we liked to call him, on what was left of the work of the great Island of Orleans painter. During those memorable days of the Fall of 1938, we often spoke of the incessant researches of Walker's which are found specially in countless little sketches dating from 1870 to 1938, and Clarence then had hopes that shortly the Provincial Museum would present a Walker memorial. Circumstances have forced us to postpone this project. However, through a painful coincidence, the Clarence A. Gagnon memorial is being shown before that of his old friend whilst we expected that Gagnon, very much younger, would survive for many years, and that we could present a retrospective during his lifetime. For we very much prefer holding a one-man show while the artist is alive, and with Rostand, to “do his work whilst seeing it, so he may also see it..."
The admirable illustrator of “Le Grand Silence Blanc” and “Maria . Chapdelaine”, was born in Montreal in 1881, and died there in 1942, at the age of 60. He studied first at the Art Association of Montreal, with William Brymner, K.C.MG,, RCA, before going to Paris where he worked with Jean-Paul Laurens, at l’Académie Julian. He was elected member of the Royal Canadian Academy of Arts in 1922. At the Saint-Louis Exhibition in 1904, he was awarded a medal, and he received an
Honourable Mention for etching at the Paris Salon, in 1906. He is represented by etchings in the galleries of Dresden, Venice, Florence, Mulhausen, and The Hagûe, and also in the South Kensington Museum, London, and the Petit Palais, Paris.
During the last two years of his life, Clarence A. Gagnon spent all of his time making up the wonderful reconstitution he was preparing for the Tercentenary Festival of Montreal. He had grouped in a model village all the various norman and canadian types of architecture, working with a perfection of detail almost unbelievable. In this labour of love Clarence had put all his talent as a painter, and an etcher; he put in also his hearth, his health, his life. He died at this task. | :
But his work, his whole work remains, it survives, and his dream at last concretised in matter” remains with his unforgetable memory as one of the purest jewels of our artistic heritage.
Paul RAINVILLE, Curator, .
Museum of the Province of Quebec.

Artistes exposants

Oeuvres présentées au Musée de la Province de Québec

Toutes les mesures sont en pouces

PEINTURES À L'HUILE — OIL PAINTINGS

1, "Brise d'été à Dinard”.

  • (1908) 20” x 31½", Musée de la Province de Québec.

2. “Chateau Gaillard, en Normandie”.

  • (1910) 20” x 15”, Musée de la Province de Québec.

3. “L’Hiver dans les Laurentides”.

  • 24" x 84", Musée de la Province de Québec.

4. “Jour de boucherie”.

  • (1913) 21” x 28”, Musée de la Province de Québec.

5. “Matinée d’hiver, Baie Saint-Paul”.

  • (1934) 20” x 28”, Musée de la Province de Québec.

6. “Près de la Baie Saint-Paul”.

  • 21” x 28”, Musée de la Province de Québec.

7. “Le Pont de Glace, Québec”.

  • (1921) 22” x 29½", Musée de la Province de Québec.

8. “Venise”.

  • (1911) 19” x 26”, Musée de la Province de Québec.

9. “Un village laurentien”.

  • (1915) 29” x 36”, Musée de la Province de Québec.

10 - “Rue du Canal à Moret-sur-Loing”.

  • (1907) 194” x 24¾” Galerie Nationale du Canada

11. “Village dans les Laurentides”.

  • 34½" X 51¼" Galerie Nationale du Canada

12. “L’Etang”. 

  • (1921) 28” x 37" Galerie Nationale du Canada

13. “Dans les Laurentides, hiver”.

  • (1910) 23¼” x 31¼” Galerie Nationale du Canada

14. “Le Soir sur la Côte nord

  • (1916) 29½” x 31⅝”. Galerie Nationale du Canada

15. “Scène de rue, le soir, à Québec”. Galerie Nationale du Canada

  • (1915) 22” x 29”. Galerie Nationale du Canada

16. “Course de chevaux, l’hiver”.

  • (1927) 40½” x 51½". The Art Gallery of Toronto

17, “Village salitaire sur le St-Laurent”.

  • 20" X 25½". The Art Gallery of Toronto

18, “La Ferme sur la colline”.

  • 20” x 26”. The Art Gallery of Toronto

19, “Automne, Pont de l’Arche”.

  • (1906) . The Art Gallery of Toronto

20, “Paysage d'hiver”.

  • 22” x 28”. Mr. Walter Laidlaw, Toronto.

21. “Rue d’un village de Québec en hiver”.

  • (1923) 21¾” X"28½" Mr. R. 8. McLaughlin, Oshawa, Ont.

22. “Nuages de tonnerre à Saint-Malo”.

  • (1909) 20” x 26” Madame Clarence Gagnon, Westmount, Qué.

23. “Crépuseule dans les collines”.

  • (Pastel). (1921) 19” x 25” Madame Clarence Gagnon, Westmount, Qué.

24. “Les deux plages”.

  • (1908) 72” x 48” Madame Clarence Gagnon, Westmount, Qué.

25, “Lac Norvégien”.

  • (1940) 10½" x 11½ M. Léopold Rodier, Westmount, Qué.

26. “La Croix du chemin”.

  • (1939) 9¼” x 11¼” M. Léopold Rodier, Westmount, Qué.

27. “Lever de soleil, Lac de Genève”:

  • (1913) 21” x 29” L’Hon. et Madame J.-B. Perrault, Montréal.

28. “Soleil d'hiver”.

  • (1927) 23” x 32". Mrs. W. H. Carling, Westmount, Qué.

29. “La Maison rose”.

  • (1935) 18” x 25" Madame Roger Grothé, Outremont.

30. “Lever de lune en automne”.

  • (1916) 24” x 30” M. et Madame Arthur Léger, Westmount, Qué.

31. “Coucher de soleil dans les Laurentides, l’hiver”.

  • (1912) 20” x 25” M. Jos. Simard, Westmount, Qué.

32. “Paysage d'hiver, Baie Saint-Paul”.

  • 24” X B67 L’Hon. Sénateur Donat Raymond, Montréal.

33. “Vieilles maisons, Baie Saint-Paul”.

  • 21” x 20" Mr. William R. Watson, Montréal

34. "Mont St-Michel"

  • 20" X 25" Mr. J. T. Stevens, Westmount, Qué.

35.  “Les Eboulements”.

  • (1922) 30” x 40” Mrs. Algernon Lucas, Westmount, Qué.

36, “Jour gris d'automne”.

  • (1909) 28” x 36” M. Paul Leclaire, Outremont, Qué.

37. “La coupe de la glace”.

  • (1936) 25½" x 36” Miss Helen Norton, Coaticook, Qué.

38. “Le Four & pain”.

  • (1920) 29½” x 32" M. Gustave Rainville, Montréal.

39. “Matin de printemps à la Baie Saint-Paul”. 

  • (1922) 33½ ” x 41½” Dr. J. A. Nutter, Westmount, Qué.

40. “Baie Saint-Paul, l’hiver”.

  • 20” X 26” Mr. Harry Norton, Ayer’s CIif£, P. Q.

41. “Lac Lucerne”.

  • 21" X 29" Mr. C. R. Whitehead, Trois-Rivières.

42, “Nocturne”.

  • 20” X 26” Mr. C. R. Whitehead, Trois-Riviéres.

43. “Le vieux moulin”.

  • 20” x 26” Mr. C. R. Whitehead, Trois-Rivières.

44. “Paysage d'hiver”.

  • (1921) 17” x 15” M. L. À. Richard, Québec.

45. “Scène d'hiver”.

  • 24” X 30" Mr. Harold Braff, Québec.

LÉGENDES. DES ILLUSTRATIONS DE “MARIA CHAPDELAINE”
Propriété de (Property of) : Madame CLARENCE A. GAGNON

  • 46-1. L'été de la Saint-Martin (frontispice).
  • 47-2. .. l’église de bois... quelques maisons, de bois également, ...la lisière sombre de la forêt...
  • 48-3. ... et l’on se tourna vers la première marche du perron, d’où Napoléon Laliberté se préparait à crier, comme toutes les semaines, les nouvelles de la paroisse.
  • 49-4. La porte de l’église de Péribonka s’ouvrit et les hommes commencèrent à sortir.
  • 50-5.  .. il s’était déjà rendormi... le cheval resta le seul être conscient sur le chemin...
  • 51-6. Le père Chapdelais s'était mis debout, bien réveillé cette fois, ...au moment ou ils atterrissaient, une plaque de glace vira...
  • 52-7 ... bientôt les voyageurs perçurent à la fois un espace de terre défriché, une fumée qui montait...
    53-8. La mère Chapdelaine...restait songeuse...revoyant par la pensée les villages dont elle entendait parler.
  • 54-9. ...ces gestes et ces sons...revêtaient une douceur et une solennité particulières en cette maison isolée dans le bois.
  • 55-10. Eutrope Gagnon était leur unique voisin... il apparut, sur le seuil, son fanal à la main.
  • 56-11. C’était un mugissement lointain et continu, le tonnerre des grandes chutes qui étaient restées glacées et muettes tout l’hiver.
  • 57—12. On n’a que des chiens pour atteler aux traineaux, de beaux chiens forts...
  • 58-13. ...1l parla de ses voyages sur la côte nord du golfe ou bien dans le haut des rivières...
  • 59-14. Quelques instants plus tard, les deux femmes et Tit’Bé s’agenouillèrent pour la prière de chaque soir.
  • 60-15. Le soleil brutal chauffa la terre et les bois, les dernières plaques de neige s’évanouirent, même à l’ombre des arbres serrés.
  • 61-16. Légaré et Esdras s’attaquèrent aux plus petites sans autre aide que leurs haches. .. et de forts leviers de bois.
  • 62-17. Le soleil glissa vers l’horizon, disparut... et l’heure du souper ramena vers la maison cinq hommes couleur de terre.
  • 63-18. Ils coupaient les racines qui rampaient.. . enfonçaient un levier à la base du tronc et pesaient de toutes leurs forces, la poitrine appuyée sur la barre de bois.
  • 64-19. Le beau temps continua et dès les premiers jours de juillet les bluets mûrirent.
  • 65-20. Et à tous les coudes des rivières, à toutes les chutes...,les innombrables billots bloquent et s’amoncellent, il faut le concours des draveurs forts et adroits...
  • 66-21. La veillée poursuivit son cours placide. Une heure de jeu, quelques propos échangés avec des visiteurs... on appelle encore cela du plaisir au pays de Québec.
  • 67-22. Les bluets étaient bien mûrs dans les brûlés...
  • 68-23...et le vent du nord-ouest souffla trois jours de suite, fort et continu...
  • 69-24. Les mouches et les maringouins jaillissaient par milliers du foin coupé et les harcelaient de leurs piqûres...
  • 70-25. ...le four à pain... une raie de lumière rouge... Maria restait immobile, goûtant le repos et la fraîcheur...
    71-26. Septembre arriva...
  • 72-27. Il fallut moissonner pourtant, car octobre venait...
  • 73-28. Un matin d’octobre, Maria vit... la première neige descendre du ciel en innombrables flocons paresseux.
  • 74-29. Du feuillage des bouleaux, des trembles, des aunes, des merisiers semés sur les pentes, octobre vint faire des taches jaunes et rouges de mille nuances.
  • 75-30. L’époque où l’on empile le bois est aussi celle où l’on “fait boucherie”.
  • 76-31. ...les deux hommes prirent le “ godendard ” et scièrent, scièrent, scièrent du matin au soir...
  • 77-32. Peut-être que Wilfrid ou Ferdinand viendront de Saint-Gédéon, si la glace est belle sur le lac...
  • 78-33. Dès le lendemain de la tempête, le père Chapdelaine... et Tit’Bé emmenant des pelles, pour tenter de fouler la route ou d’en tracer une autre.
  • 79-34. Aller à la messe de minuit, c’est l’ambition naturelle et le grand désir de tous les paysans canadiens
  • 80-35. ...le sol couvert de neige... et la lisière proche des bois redoutables.
  • 81-36. Le chantier n’était pas bien loin dans le bois...
  • 82-37. “Comme il a dû pâlir là-bas dans la neige”, songe-t-elle...François Paradis s’en est allé à travers les troncs serrés, les membres raides de froid, la peau rapée par le norouë…
  • 83-38. “Les chemins sont beaux. Si tu veux, Maria, nous irons à la Pipe, dimanche, pour la messe”.
  • 84-39. ...et bientôt le traîneau fut en plein village, précédé et suivi d’autres traîneaux qui s’en allaient aussi vers l’église.
  • 85-40. Comme Mars venait...
  • 86-41, “Le pays est trop dur, et le travail est dur aussi: on se fait mourir rien que pour gagner son pain”.
  • 87-42. Quel paradis ce devaient être ces contrées du sud où l'hiver était fini en mars, et où dès avril les feuilles se montraient! ...
  • 88-43, François Paradis était venu au cœur de l’été, descendant du pays mystérieux situé “en haut des rivières”...
  • 89-44. ...c’était tout ce qu’Eutrope Gagnon avait A. lui offrir...devenir sa femme et continuer la vie d’à présent... une longue vie terne et dure...
  • 90-45. ...du sol blanc, de la solitude, des grandes forêts inhumaines...
  • 91-46. ...dans la clarté blafarde de l’aube, Maria préta l'oreille aux bruits du départ.
  • 92-47. ...les hommes allumèrent leurs pipes et le docteur, les pieds contre le poêle, parla de sa science et de ses cures.
  • 93-48. Au milieu de la nuit, Eutrope Gagnon arriva, ramenant Tit-Sèbe le remmancheur; c’était un petit homme maigre à figure triste, avec des yeux très doux...
  • 91-49, Pendant que le prêtre accomplissait les gestés consacrés et que son murmure se mélait aux soupirs de la mourante...
  • 95-50, ... la tempête s’arrêta aussi brusquement... dans le grand silence singulier...
  • 96-51. ...peiner de l’aube à la nuit, dépensant toutes les forces de son corps en mille dures besognes...
  • 97-52. “...la mére elle a ramassé un bois par terre et elle a’ couru dret sur les ours...”
  • 98-53. Dans le long silence qui suivit, le pére Chapdelaine laissa sa tête retomber.peu à peu sur sa poitrine et parut s’assoupir. . .
  • 99-54. Maria lui répondit: “Oui... Si vous voulez, je vous marierai comme vous m’avez demandé, le printemps d’après ce printemps-ci...-

EAUX-FORTES — ETCHINGS

Propriété de (Property of) : LE MUSEE DE LA PROVINCE DE QUÉBEC

  • 100—Bœufs au labour. — 1904.
  • 101—Caudebec-en-Caux. — 1905.
  • 102—La Porte de Jerzhmal à Dinan. — 1908.
  • 103—La Rue des Cordeliers à Dinan. — 1907.
  • 104—La Tour de l'horloge à Dinan. — 1907.
  • 105—Le Grand Canal à Venise. — 1906.
  • 106—Les Jardins du Séminaire Saint-Sulpice, Montréal. — 1909.
  • 107—Le Mont Saint-Michel. — 1908.
  • 108—Le Canal du Loing à Moret. — 1907.
  • 109—La Porte de Bourgogne à Moret. — 1907.
  • 110—Nemours. — 1907.
    111—En Novembre. — 1905.
  • 112—L’Orage. — 1907.
    113—Les Jardins du Luxembourg & Paris. — 1908.
  • 114—Vieux Moulin en Picardie.
  • 115—Pont-de-l’Arche. — 1909.
  • 116-—Réparation de goélette de pêche. — 1907.
  • 117—La Cathédrale à Ripon. — 1908.
  • 118—Rouen. — 1905.
  • 119—Vieux Moulin à Saint-Briac. — 1906.
  • 120—La Rue des Petits Degrés à Saint-Malo. — 1907.
  • 121—Souvenir de Grenade. — 1906.
  • 122—Le Canal San Agostino à Venise. — 1905.
  • 123—Clair de lune à Venise. — 1906.
  • 124—Isola San Burano à Venise. — 1906.
  • 125—Les Jardins publics à Venise. — 1905.
  • 126—La “Salute”. — 1906.


CROQUIS — SKETCHES
Propriété de (Property of) : Madame CLARENCE A. GAGNON

Dimension des tableaux suivants : 6½ po X 9½ po

  • 127—Lac de Charlevoix. (Vers 1922).
  • 128—Etude. — Tête de fillette. (Vers 1900).
  • 129—Cap aux corbeaux. (Vers 1923).
  • 130—La Boutique. (1920).
  • 131—Automne canadien. (Baie Saint-Paul). (Vers 1922).
  • 132—La Baie Saint-Paul. (1938).
  • 133—Le Village de Savognin. (Engadine), Suisse. (1927).
  • 134—Maloya, Engadine, Suisse. (1926).
  • 135—Salux, Canton des Grisons, Suisse. (1927).
  • 136—Lacs à Bolkesjo. (Telemark), Norvège. (1929).
  • 137—Automne en Norvège. (Hallingdal, Norvège). (1929).
  • 138—Lac de Telemark, Norvège. (1935).
  • 139—Kolasen, (Jamtland), Suède.
  • 140—Goélette en hivernement. (1915).
  • 141—Coucher de soleil (Telemark, Norvège). (1929).
  • 142— Ferme de Charlevoix. (1923).
  • 143—Dans la montagne norvégienne. (1929).

Dimension des tableaux suivants : 4½ po X 7 po

  • 144— Etude d’automne dans Charlevoix. (1938).
  • 145—Le Domaine de Tante Odile. (1910).
  • 146—Le Vieil arbre. (1923).
  • 147—Etable au toit de chaume. (1922).
  • 148—La coupe de la glace. (1921).
  • 149— Ruisseau en mars. (1921).

MONOTYPES

  • 150—“Attelage de chiens”. Galerie Nationale du Canada.
  • 151—“Paysage” us "rues. Galerie Nationale du Canada.
  • 152—“Homestead”. Galerie Nationale du Canada.
  • 153—“Cours d’eau en automne”. Galerie Nationale du Canada.
  • 154—“Glacier” urnes. Galerie Nationale du Canada.
  • 155—Retour de l’église”. Galerie Nationale du Cahada.
  • 156—“Granges” cures. Galerie Nationale du Canada.
  • 157—“Retour de l’église”. Madame Clarence Gagnon
  • 158—Gravure sur bois. Madame Clarence Gagnon
Bibliographie